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Un espace exigu soumis à une forte pression Qui dit «Alpes» pense d'abord à des sommets et à des glaciers. Ce que l'on sait moins, c'est que la haute montagne n'occupe que 16% de la surface totale de l'arc alpin. Les prairies et arbustes nains couvrent 19% des Alpes et la forêt occupe de loin le premier rang avec 43% de la couverture alpine. Les Alpes sont donc avant tout un milieu forestier.
Les 22% restants sont avant tout situés en vallée et sur les coteaux, où chaque mètre carré fait l'objet des plus fortes convoitises. Les bâtiments et les voies de communication supplantent progressivement l'agriculture et de nombreuses vallées majeures s'exposent à une véritable urbanisation.
Les deux tiers de la population des Alpes vivent déjà dans des zones urbaines. Les agglomérations et les centres touristiques prennent de plus en plus d'emprise sur le paysage traditionnel – avec les effets négatifs sur la nature que l'on peut imaginer. Car pour de nombreuses espèces, l'urbanisation et les axes routiers sont des obstacles infranchissables.
Les Alpes ont besoin d'une nouvelle politique d'aménagement du territoire qui fixe des limites claires à l'urbanisation souvent sauvage et fassent tomber les barrières existantes. C'est le seul moyen de préserver et, si nécessaire, de reconstruire, un habitat attrayant et diversifié pour l'Homme et l'animal.
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