Outre l’habitude et les valeurs culturelles ou morales, le prix des biens et des services régit en grande partie notre comportement. Ces prix ne dépendent pas uniquement de l’offre et de la demande ou des coûts de production; l’imputation des coûts et la fiscalité participent eux aussi à leur formation.
C’est au système fiscal et au subventionnement que «s’attaque» la réforme fiscale écologique. Elle entend modifier notre système fiscal actuel de façon qu’il assure une meilleure imputation des coûts, en adoptant le principe dit du «pollueur-payeur». Un tel système fiscal aurait un impact positif sur le plan tant environnemental que social (diminution du chômage, amélioration des prestations sociales).
L’Allemagne a d’ores et déjà démarré sur cette voie, en mettant en œuvre un plan de relève progressive des taxes sur les combustibles et les carburants fossiles. En contrepartie, la taxation du travail a pu être allégée, ou du moins sa progression ralentie.
C’est ce type de processus que le WWF souhaite encourager en Suisse. Outre la redevance d’incitation sur le CO2, dont l’introduction est prévue dans la loi sur le CO2, le WWF entend intensifier son action aux niveaux communal et cantonal, de façon à permettre aux administrations, aux milieux politiques et à la population de se familiariser avec ces instruments.
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