Les changements climatiques sont un problème global. Les Nations Unies doivent enfin trouver des solutions lors de la prochaine conférence climatique à Durban.
Les objectifs de réduction du Protocole de Kyoto arrivent à échéance en 2012. La communauté des Etats doit maintenant élaborer un protocole pour la seconde période d’engagement. Lors de la 17è conférence des Nations Unies sur le changement climatique qui commence le 28 novembre à Durban, il s’agit de confirmer sous forme de protocole la décision prise à Cancún. Durant la 16è conférence sur le changement climatique à Cancún, les participants sont arrivés à l’accord de limiter la hausse globale de la température moyenne à moins de 2°C par rapport au niveau préindustriel. En plus de la prolongation des objectifs de réduction, à l’avenir il est prévu d’intégrer plus fortement les pays émergeants et en développement dans le processus. Un autre objectif est d’assurer le financement du fonds pour le climat (Green Climate Fund).
La problématique s’est accentuée Lors du Sommet de la Terre qui s’est tenu à Rio de Janeiro en 1992, 193 nations ont conçu la convention climatique des Nations Unies (CCNUCC). Le protocole de Kyoto a été ratifié cinq ans plus tard et il est entré en vigueur en 2005. Il détermine les premiers objectifs fermes pour les émissions de gaz à effet de serre dans les pays industrialisés. Cependant, les Etats-Unis n’ont jamais ratifié ce protocole et les émissions nocives des nouveaux pays industrialisés se sont considérablement accrues. En outre, le protocole de Kyoto ne règle ni la question de savoir comment se protéger des conséquences des changements climatiques ni qui en supporte le coût.
De ce fait, des stratégies pour un nouvel accord climatique ont été définies à Bali, en 2007. Son objectif est qu’un maximum de pays s’engagent à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Il incomberait aux pays industrialisés de fournir aux pays émergents la technologie ainsi qu’une aide financière.
Fin 2009, la Communauté internationale s’est réunie à Copenhague, avec l’objectif de transformer la feuille de route élaborée à Bali en une convention internationale ferme. Hélas, les 130 chefs d’Etat présents n’ont pas réussi à trouver un accord et beaucoup en ont été déçus. Entre autres parce que des partenaires puissants, comme les Etats-Unis et la Chine, n’ont pas la volonté politique pour s’engager à réduire globalement leurs émissions. Dans l’exemple des Etats-Unis, le peuple américain n’est pas suffisamment sensibilisé par rapport au réchauffement climatique et ses conséquences, ce qui se répercute sur la politique. L’écart entre les exigences globales minimales et les réalités nationales a justement été trop grand chez les partenaires puissants.
A la conférence sur le climat à la fin de 2010 à Cancun, la communauté internationale a au moins fixé l'objectif de 2 degrés et a atteint des importants objectif d'étapes dans quelques domaines.
Cancun était un palier essentiel et nécessaire avant la conférence de 2011, en Afrique du Sud. Un accord plus large devrait y être élaboré afin de ratifier les stratégies déterminées à Bali.