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Vernier, le 30 août 2006 - Selon le «Concept loup suisse», une autorisation de tir peut être délivrée si un loup a tué 25 moutons ou plus dans un délai de 30 jours. L’animal, qui se déplace en Valais depuis avril dernier, remplit donc ces conditions. Selon le WWF, un recours contre l’autorisation de tir n’aurait eu que peu de chances d’aboutir.
Pour le WWF, il est tout à fait clair que le «Concept loup suisse» doit être adapté. En effet, selon la loi, le loup doit être protégé, mais les moyens financiers pour garantir une protection des troupeaux efficace manquent.
Ralph Manz, secrétaire régional du WWF Haut-Valais explique : «A l’avenir, il ne devrait plus être possible de tenir compte des moutons tués au sein de troupeaux non protégés pour décider d’autoriser un tir contre un loup. Car les expériences réalisées ailleurs en Suisse prouvent que la coexistence entre le loup et l’homme est possible.»
Les dégâts causés par des loups peuvent être évités. Néanmoins, estime le WWF, la Suisse n’engage pas suffisamment de moyens techniques, financiers et en personnel pour prévenir ces dégâts. En outre, les trains d’économies décidés par le Parlement forcent l’Office fédéral de l’environnement à réduire les moyens nécessaires aux mesures de protection. Par conséquent, les troupeaux ne peuvent plus être convenablement protégés. La Confédération et les cantons doivent intervenir dans la formation des bergers et des chiens de protection. Ralph Manz regrette «qu’un pays aussi riche que la Suisse ne soit pas capable d’assurer la survie d’une espèce menacée».
Personnes de contact :
Ralph Manz, secrétaire régional, WWF Haut-Valais, tél. portable: 078 821 92 92.
Walter Vetterli, responsable Alpes, WWF Suisse, tél. 022 939 39 90; e-mail: walter.vetterli@wwf.ch
Pierrette Rey, responsable communication pour la Suisse romande, WWF Suisse, tél. 022 939 39 75; tél. portable: 079 662 47 45; e-mail: pierrette.rey@wwf.ch
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