Polar bear cubs, Svalbard, Norway
Two polar bear cubs (Ursus maritimus), Svalbard, ... / ©: Jon Aars / Norwegian Polar Institute  / WWF-Canon

Ours polaire

L'ours polaire est le plus grand prédateur terrestre avec l'ours kodiak. La neige et la glace recouvrent toute l’année de grandes parties de l’Arctique. En hiver, la température moyenne est de -30° C.
Une épaisse couche de graisse jusqu'à 11 centimètres protège les ours polaires contre le froid extrême. En outre, les ours polaires ont un manteau épais, hydrofuge, dont chaque poil est creux et conduit la chaleur des rayons du soleil directement sur leur peau noire. Les ours blanc mâles peuvent atteindre jusqu'à 3 pieds de haut et pèsent jusqu'à 680 kilogrammes. Les femelles sont plus petites et beaucoup plus légères.

Les ours polaires sont solitaires, en dehors de la période de reproduction. Les femelles ne sont cependant prêtes à s'accoupler que tous les 3 ans. Les femelles gestantes creusent une tanière dans la neige. Dans cette tanière naissent deux oursons, habituellement entre novembre et janvier. Les petits sont aveugles à la naissance, sourds et ont peu de poil. Les femelles restent environ quatre mois avec leurs petits dans la tanière. Pendant cette période, ils prennent rapidement du poids et leur pelage s’épaissit. Les mâles restent pendant presque deux ans avec leur mère.

Les ours polaires sont d'excellents nageurs et se nourrissent presque exclusivement de viande. Ils se situent au sommet de la chaîne alimentaire en Arctique. Les ours polaires passent l'hiver et le printemps sur la banquise, afin de chasser leurs proies préférées: les phoques. Pour ce faire, ils se postent devant un trou dans la glace jusqu'à ce qu'un phoque vienne respirer, ou alors traquent les jeunes phoques dans leurs tanières.

Les ours polaires font des réserves de graisse pour les mois d'été pauvres en nourriture. A cet effet, les phoques dont la chair est riche en matières grasses sont excellents. Outre les phoques, les occasionnelles carcasses de morses échouées, de bélugas et autres baleines ainsi que du poisson figurent au menu. Ils ne chassent des bélugas ou les morses que rarement. En été, lorsque l'offre alimentaire est faible, ils se nourrissent de petits mammifères et d'oiseaux, de leurs œufs et parfois de plantes.

 

Agissez maintenant

  • Les ours polaires ont besoin de la banquise

    Nom scientifique
    Ursus maritimus

    Habitat
    Les ours polaires vivent dans l’Arctique et se rencontrent le long des côtes et des bordures sud de la banquise, tout autour du Pôle Nord: en Norvège (Spitzberg), en Russie (Archipel François-Joseph, Ile Wrangel, Sibérie, Yakoutie, Krasyonarsk, Chukotka), aux Etats-Unis (Alaska), au Canada (Baie d'Hudson, Yukon, Ile du Labrador,  isolés en Terre-Neuve, Territoires du Nord-Ouest), au Groenland.

    Population
    22 000 - 31 000 individus
    Tendance: inconnue

    Statut de menace
    UICN: vulnérable
    CITES: Annexe II
  • Menaces pesant sur les ours polaires

    Les effectifs d’ours polaires, le deuxième plus grand mammifère terrestre vivant, ont fortement diminué. Lors de ces quatre dernières décennies, le nombre d’ours polaires a diminué de 70% et cette évolution négative se poursuit. L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) craint que les effectifs actuels ne diminuent encore de 30% ces 40 prochaines années. La raison principale est la fonte de la banquise provoquée par le réchauffement climatique. Les animaux ne peuvent plus constituer de réserves de graisse suffisantes pour survivre aux longs mois de disette de l’été. Cela conduit déjà à une plus grande mortalité des jeunes. L’exploitation croissante du pétrole et du gaz restreint toujours plus le territoire des animaux.

    Le pétrole qui s’échappe empoisonne aussi l’habitat. Les ours polaires occupant la fin de la chaîne alimentaire, les substances toxiques telles que PCB, DDT et dioxine s’accumulent dans leurs tissus graisseux. Cela influence négativement leurs chances de survie et la reproduction. Malgré tout, il y a toujours plus de rencontres entre l’homme et l’ours polaire, car l’homme s’introduit toujours davantage dans l’habitat de l’ours. Ces rencontres se terminent en général avec la mort du prédateur. La chasse aux ours polaires par les chasseurs de trophées, autrefois très répandue, est heureusement devenue très rare. L’ours polaire est protégé au niveau international. Mais le Canada et le Groenland voudraient à nouveau autoriser la chasse commerciale aux ours polaires, car ils espèrent en faire un commerce lucratif. Si cette activité incontrôlée est à nouveau reprise, cela pourrait avoir des conséquences dramatiques pour les effectifs déjà affaiblis.
  • Engagement du WWF pour les ours polaires

    Le WWF s’investit dans des mesures contre le réchauffement climatique et s’engage en faveur de la création d’une grande réserve naturelle en Arctique pour protéger l’ours polaire et son habitat.

    En plus, le WWF soutient de divers projets de recherche au profit de l’ours polaire et s’engage contre les dangers provoqués par l’exploitation du pétrole et du gaz et la navigation en Arctique. Le WWF collabore avec la population locale pour éviter les conflits entre l’homme et l’animal et pour créer des possibilités de développement durables.

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