/ ©: Samuel Lüscher / WWF

Evènements météorologiques extrêmes

Ouragans, inondations, éboulements et autres coulées de boues se multiplient. Mais la Suisse est également de plus en plus menacée par les sécheresses et les violentes précipitations.
Le lien entre les phénomènes météorologiques extrêmes et les changements climatiques ne relève ni de la théorie du complot, ni du hasard. Il a une explication scientifique. En effet, la hausse des températures entraîne une augmentation de l'humidité de l'air, qui provoque à son tour une hausse de la concentration d'énergie dans l'atmosphère. 

En Suisse, les ouragans «Lothar» (1999) et «Viviane» (1990) ont détruit quatre fois plus d'arbres que ce que la production de bois nécessite en un an. A lui seul, «Lothar» a causé des dommages de l'ordre de 1,78 milliards de francs. Les tempêtes violentes sont également devenues monnaie courante sur le territoire helvétique. D'après les mesures météorologiques, la vitesse des rafales lors des tempêtes hivernales a nettement augmenté au cours des dernières décennies, et les fortes bourrasques sont de plus en plus fréquentes dans la région de Zurich. 

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Laves torrentielles, éboulements et glissements de terrain

Le dégel du permafrost dans le massif alpin et le recul des glaciers mettent à nu des pierriers gigantesques. En raison de l'augmentation continue de la température, le sol est privé du «mastic» qui le maintient. Les pierres, les gravats et les éboulis ne sont plus maintenus ensemble. Ainsi, sous l'action de pluies continues ou de violentes précipitations, des masses de terre et de rochers se détachent. 

Un mélange boueux composé d'eau et de débris de roche coule alors à toute vitesse vers la vallée. Le volume déplacé peut atteindre plusieurs milliers de mètres cubes et détruire les habitations et les voies de communication. Il arrive parfois que les masses de débris barrent aussi des cours d'eau, la rupture d'une telle digue pouvant ensuite provoquer une crue soudaine et des inondations.

Les catastrophes coûtent cher

Le risque de telles catastophes croît en même temps que le réchauffement climatique et entraîne des dommages économiques colossaux:
  • La catastrophe de Brigue (1993) a provoqué la mort de deux personnes et coûté 600 millions de francs aux compagnies d'assurance.
  • A Sachseln, quatrième commune du canton d'Obwald, les coulées de boues de 1997 ont causé des dommages de 120 millions de francs. Comme de nombreuses localités suisses, Sachseln a été construite sur d'anciens cônes de déjection. Ce n'est pas la première et la dernière fois que le torrent sort ainsi de son lit.
  •  La canicule de l'été 2003 a entraîné des pertes de récolte de l'ordre de 500 millions de francs pour les agriculteurs suisses. Au niveau européen, les dommages causés par cette vague de chaleur ont été estimés à 12,3 milliards de dollars.
  • Le montant total des dégâts provoqués par les inondations du mois d'août  2005 s'élève à 2,5 milliards de francs. Six personnes ont perdu la vie et 17 cantons ont été touchés par les intempéries. Il s'agit de la plus grave catastrophe isolée jamais enregistrée jusqu'à présent en Suisse.

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