Seulement 5% de la population mondiale a déjà pris l'avion. Cette minorité est pourtant responsable d'émissions colossales: un simple vol aller-retour émet autant de CO2 qu'une voiture en un an.
Transports aériens
Le trafic aérien est en constante et rapide augmentation. Selon l'industrie aérienne, le trafic mondial devrait doubler d'ici à 2020 par rapport à 2005. En Suisse, ce trafic contribue d'ailleurs pour plus de 14% aux effets néfastes sur le climat, un chiffre qui atteindra presque 24% d'ici à 2020 si cette évolution se poursuit.
Mais le CO2 n'est pas le seul pollueur en cause: les quantités impressionnantes d'oxyde d'azote rejetées dans l'air et la vapeur d'eau participent également au réchauffement climatique. Aucun progrès technologique majeur n'étant attendu prochainement et les avions ayant généralement une durée de vie de 30 ans, c'est le moment ou jamais de prendre des mesures claires visant à encadrer le trafic aérien: il faut concrétiser les projets de commerce international des émissions et de taxes pour la protection du climat, et mettre en place des quotas nationaux supplémentaires.
Mais le CO2 n'est pas le seul pollueur en cause: les quantités impressionnantes d'oxyde d'azote rejetées dans l'air et la vapeur d'eau participent également au réchauffement climatique. Aucun progrès technologique majeur n'étant attendu prochainement et les avions ayant généralement une durée de vie de 30 ans, c'est le moment ou jamais de prendre des mesures claires visant à encadrer le trafic aérien: il faut concrétiser les projets de commerce international des émissions et de taxes pour la protection du climat, et mettre en place des quotas nationaux supplémentaires.
Agissez maintenant!
-
Responsable au quotidien
Ne prenez plus de vols court courrier. Le bus ou le train rejettent bien moins de CO2. -
Devenir membre
Devenez membre et participez avec le WWF à la protection du climat.
Les raisons d'une telle croissance
Conformément à une convention internationale datant de 1944 (Convention de Chicago) et aux accords bilatéraux subséquents, les compagnies aériennes ne sont pas taxées sur le carburant. Le kérosène est donc exonéré des impôts sur les huiles minérales, quel que soit le pays. Les passagers ne payent pas non plus la TVA. Par ailleurs, la construction des aéroports est en grande partie financée par des prêts publics gratuits ou à faible taux d'intérêt. En clair, l'industrie aérienne est subventionnée, directement ou indirectement, depuis des décennies. Tant que cette situation ne changera pas, il sera impossible de mettre un frein à la croissance du trafic aérien.
Exigences du WWF
- A compter de 2012, le trafic aérien au sein de l'UE sera intégré au système européen d'échange de quotas d'émission de gaz à effet de serre. La Suisse doit impérativement prendre part à cette politique.
- Le secteur aérien pourrait compenser ses émissions de gaz à effet de serre, comme c'est le cas pour les centrales combinées à gaz. Certains pays ont déjà mis en place ce type de système via une taxe sur les billets d'avion, laquelle sert à la coopération au développement. Ces taxes sur les billets pourraient également servir à renforcer le financement du Fonds d'adaptation aux changements climatiques (Adaptation Fund). L'Allemagne et l'Autriche ont aussi mis en place une taxe sur le trafic aérien, afin d'inciter les différents acteurs à adopter un comportement plus respectueux de l'environnement.
- Du fait de l'exonération de la TVA dont il bénéficie, le trafic aérien pratique des prix trop bas. Nous exigeons donc le rétablissement de cette taxe sur les billets d'avion.
- Pourtant, toutes ces mesures de taxation nationales et internationales n'empêchent pas l'homme et l'environnement de payer un lourd tribut au niveau local. Afin d'enrayer ces conséquences néfastes, la restriction et l'augmentation des droits d'atterrissage constitue sans aucun doute la solution la plus efficace.
Des alternatives plus respectueuses du climat
Plus de 80% des vols courte distance pris par les passagers suisses sont à destination de l'Europe, alors qu'il existe des alternatives plus respectueuses du climat et souvent plus rapides, à savoir le bus ou le train. Compte tenu des possibilités actuelles en matière de conférences téléphoniques ou vidéo, les déplacements en avion pour rencontrer ses partenaires commerciaux ne sont plus forcément nécessaires. Une étude du WWF montre que la majorité des entreprises suisses interrogées essaient d'ores et déjà de réduire activement leur impact écologique dû aux voyages, ce qui permet d'économiser aussi bien du CO2 que de l'argent et du temps.
Conclusion
Seules des mesures incitatives d'amélioration de l'efficacité climatique du trafic aérien conjuguées à des mesures de ralentissement de la croissance permettront de réduire l'impact climatique de ce secteur et de freiner les effets néfastes du changement climatique. L'ensemble de ces mesures sont présentées dans le Masterplan Climat.






























Gestes écologiques: En route