Politique climatique mondiale
La 17e Conférence des Nations Unies n’a pas été totalement inutile, mais, au vu de l’importance des défis à relever au niveau mondial, les mesures décidées semblent très insuffisantes.
Les objectifs de réduction imposés par le Protocole de Kyoto arrivent à échéance en 2012. Lors de la Conférence de Durban 2011 sur le climat, les bases d’un nouvel accord réunissant l’intégralité des pays ont été jetées. Cet accord, dont la finalisation est prévue pour 2015, devrait permettre de contenir le réchauffement global sous le seuil de 2°C, voire le limiter à 1,5°C si cela devait s’avérer indispensable du point de vue des scientifiques.
Cependant, le WWF ne peut pas s’estimer satisfait des résultats de Durban. Les négociations n’ont pas été suffisamment fructueuses et la mise en œuvre des solutions proposées est trop tardive. L’accord n’entrera pas en vigueur avant 2020, alors que, selon le Groupe d’experts intergouvernemental de l’ONU sur l’évolution du climat (GIEC), il est indispensable qu’une inversion de la tendance concernant les émissions de gaz à effets de serre intervienne dès 2015. Reste à déterminer quelle doit être la contribution de chacun à cette réduction et quel est le caractère d’obligation du nouvel accord.
Une chose est en tout cas certaine: si l’on s’en tient aux efforts actuellement proposés par les Etats, nous atteindrons un réchauffement global de 3 à 4°C, voire davantage, ce qui aurait des conséquences désastreuses pour la planète. En ce qui concerne la Suisse, la hausse des températures serait de 6 à 8°C.
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Le Protocole de Kyoto en vigueur depuis 2005 seulement
Lors du sommet de la Terre, qui s’est tenu en 1992 à Rio de Janeiro, 193 pays se sont accordés sur une convention dite Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (UNFCCC). Cinq ans plus tard était adopté le Protocole de Kyoto, entré en vigueur en 2005. C’est la première fois que les pays industrialisés se voient imposer des objectifs chiffrés en matière d’émissions de gaz à effet de serre. Mais les Etats-Unis n’ont pas ratifié le protocole et les émissions des pays émergents sont en constante augmentation. En outre, le Protocole de Kyoto ne règle pas la question des mesures à prendre pour se protéger des conséquences des changements climatiques, et ne dit pas qui doit payer.
Aussi, en 2007, à Bali, des principes ont été définis en vue d’un nouvel accord sur le climat. Selon ces principes, l’effort de réduction des émissions doit être partagé par le plus grand nombre possible de pays. A cette fin, les pays industrialisés doivent apporter aux pays en développement l’aide technologique et financière dont ils ont besoin pour atteindre les objectifs fixés.
Fin 2009, la communauté internationale s’est réunie à Copenhague dans l’intention de transformer les principes de Bali en un accord contraignant. Cependant, à la déception de bon nombre d’observateurs, les 130 chefs d’Etat présents ont échoué dans ce projet, en raison notamment du refus de certaines puissances assises à la table des négociations, comme les Etats-Unis ou la Chine, de s’engager sur des objectifs globaux, fussent-ils a minima.
Lors de la Conférence sur le climat qui s’est tenue à Cancún fin 2010, la communauté internationale s’est néanmoins accordée sur la nécessité de ne pas dépasser le seuil de 2°C et a défini des objectifs intermédiaires dans différents sous-secteurs.
Aussi, en 2007, à Bali, des principes ont été définis en vue d’un nouvel accord sur le climat. Selon ces principes, l’effort de réduction des émissions doit être partagé par le plus grand nombre possible de pays. A cette fin, les pays industrialisés doivent apporter aux pays en développement l’aide technologique et financière dont ils ont besoin pour atteindre les objectifs fixés.
Fin 2009, la communauté internationale s’est réunie à Copenhague dans l’intention de transformer les principes de Bali en un accord contraignant. Cependant, à la déception de bon nombre d’observateurs, les 130 chefs d’Etat présents ont échoué dans ce projet, en raison notamment du refus de certaines puissances assises à la table des négociations, comme les Etats-Unis ou la Chine, de s’engager sur des objectifs globaux, fussent-ils a minima.
Lors de la Conférence sur le climat qui s’est tenue à Cancún fin 2010, la communauté internationale s’est néanmoins accordée sur la nécessité de ne pas dépasser le seuil de 2°C et a défini des objectifs intermédiaires dans différents sous-secteurs.
Nous savons tous que le réchauffement climatique n’attend pas. Il s’agit maintenant de faire très vite, mais beaucoup de pays préfèrent jouer à cache-cache ou traîner des pieds.



























