12. décembre 2018 — Communiqué de presse

Le gibbon Skywalker est l’une des 157 espèces découvertes en 2017

«Skywalker Hoolock Gibbon», «Lance Bass Bat» et «Toad from Middle Earth»: voici trois des 157 nouvelles espèces découvertes en 2017 dans la région du Grand Mékong. Dans cette partie du monde, le recul des populations est malgré tout considérable.

Hoolock tianxing

La chauve-souris «Lance Bass Bat» aurait pu faire partie du groupe NSYNC, omniprésent dans le hit-parade des années 90. Le gibbon «Skywalker Hoolock Gibbon» porte quant à lui un nom tiré de Star Wars, alors que le crapaud «Toad from Middle Earth» semble surgir tout droit du Seigneur des Anneaux. Ces trois espèces animales font partie des 157 découvertes par des centaines de scientifiques l’an dernier dans la région du Grand Mékong. Le dernier rapport du WWF «New Species on the Block» met en lumière trois mammifères, 23 poissons, 14 amphibiens, 26 reptiles et 91 espèces végétales du Cambodge, du Laos, de Birmanie, de Thaïlande et du Vietnam. Entre 1997 et 2017, les scientifiques ont identifié 2681 nouvelles espèces en tout dans la région du Grand Mékong.

«Nous n’avons de loin pas encore découvert toutes les espèces. C’est tragique, mais certaines vont s’éteindre avant même que cela n’arrive», déplore Stuart Chapman, directeur de la protection de la nature au WWF pour la région Asie-Pacifique.

Voici une sélection extraite du rapport du WWF:

  • Lance Bass Bat (Murina hkakaboraziensis): les poils de cette chauve-souris rappellent la coiffure de Lance Bass du groupe NSYNC. Elle a été découverte dans la forêt de Hkakabo Raz, en Birmanie.
  • Pancake Catfish (Oreoglanis hponkanensis): de la forme d’une crêpe, ce poisson-chat apprécie les eaux froides et rapides de la réserve naturelle d’Hponkan Razi, dans l’arrière-pays birman.
  • The Toad from Middle Earth (Ophryophryne elfina): ce petit crapaud doté de cornes acérées porte le nom d’un elfe, car il a été découvert dans une forêt brumeuse, montagneuse et couverte de mousse du Vietnam. Son habitat et ses paupières lui ont valu d’être baptisé le «crapaud de la Terre du Milieu».
  • Black crowned thismia (Thismia nigricoronata): une nouvelle espèce d’herbe thismia découverte au Laos, déjà menacée car son habitat se situe dans les carrières de calcaire.
  • Sam Roi Yot leaf-toed gecko (Dixonius kaweesaki): ce gecko a été découvert dans la région thaïlandaise de Khao Sam Roi Yot («la montagne aux 300 sommets») et porte, comme signe distinctif, deux bandes bien visibles du museau jusqu’à la pointe de sa queue.
  • Salween River Basin Mud Snake (Gyiophis salweenensis): ce serpent birman aime les terrains boueux et se voit menacé par l’expansion des terres agricoles.
  • Skywalker Hoolock Gibbon (Hoolock tianxing): ce gibbon fait partie des 25 primates les plus menacés de la planète.
     

«D’après le plus récent Living Planet Report du WWF, les populations d’animaux sauvages ont reculé de 60% ces 50 dernières années au niveau mondial», explique Doris Calegari du WWF Suisse. «Dans la région du Mékong, ce recul est encore plus marqué. Les raisons sont la destruction massive des habitats, ainsi qu’un braconnage pratiqué à large échelle et le commerce illégal d’animaux sauvages.»

Ce n’est toutefois pas une fatalité. Grâce à l’appui du WWF Cambodge, la population de dauphins de l’Irrawaddy se rétablit peu à peu. Les WWF Thaïlande et Laos travaillent avec leurs gouvernements pour lutter contre le commerce illégal de l'ivoire et fermer les marchés et les magasins.

Contact:
 

Doris Calegari, WWF Suisse, responsable de la protection internationale des espèces, doris.calegari@wwf.ch, +41 44 297 22 37Image retirée.Image retirée..

 Pierrette Rey, porte-parole du WWF Suisse, tél. 021 966 73 75.

Téléchargements et autres informations:

  • Le rapport «New Species on the Block» est disponible ici
  • Vous trouverez des photos à télécharger ici
  •  «New Species on the Block» est le dixième d’une série de rapports dans lesquels ont été publiées les nouvelles découvertes d’espèces dans la région du Grand Mékong. Vous trouverez les rapports précédents ici.
  • Certaines espèces sont présentes dans plus d’un pays, raison pour laquelle le total du nombre d’espèces par pays donne un résultat supérieur à 157.