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Avion avec contrails

Trafic aérien

Un pourcent de la population mondiale est à l'origine de la moitié des émissions totales de gaz à effet de serre causées par les avions. La grande majorité des personnes ne sont jamais montées dans un avion. Une minorité provoque donc d'énormes émissions: un seul vol pour partir en vacances peut davantage réchauffer le climat qu'une année à conduire une voiture et à chauffer au mazout. Le transport aérien est également l'un des émetteurs de gaz à effet de serre dont la croissance est la plus rapide et le secteur le plus nuisible au climat en Suisse.

Voyager en avion: le climat paie le prix fort

Impact climatique par secteur

Aviation27%
Transports (sans avion)23%
Industrie16%
Habitations12%
Agriculture10%
Services6%
Traitement des déchets6%

Niveau 2018

Au niveau mondial, le trafic aérien a presque triplé depuis 1990. Les Suisses prennent très fréquemment l’avion. Par rapport aux pays voisins, nous volons deux fois plus souvent. C'est parce que l'avion est devenu extrêmement bon marché et que de plus en plus de gens peuvent se le permettre. Cependant, ce type de mobilité a un prix très élevé pour le climat. Dans le monde entier, l'aviation est responsable d'environ 7% de l’impact climatique causé par l'homme, et en Suisse, de pas moins de 27%. En effet, les deux tiers de l’impact climatique des vols ne sont pas dus au CO2, mais à d'autres gaz qui ont un impact sur le climat.

Prendre l'avion est aujourd'hui très abordable. Cette pratique fait de plus en plus partie d'un mode de vie frénétique très répandu, nécessitant une grande mobilité. Les faibles prix des vols ne s'expliquent pas uniquement par les progrès techniques et la forte concurrence. Le trafic aérien ne supporte pas seul les coûts écologiques qu'il engendre, il les laisse à la charge de la collectivité. Contrairement au trafic automobile ou ferroviaire, le secteur aéronautique ne paie en effet aucune contribution pour la protection du climat. Il est même exonéré d'impôts: les compagnies aériennes ne versent aucune taxe sur les hydrocarbures pour le kérosène, et les passagers ne s'acquittent d'aucune taxe sur la valeur ajoutée. En outre, les aéroports ont la plupart du temps été construits grâce à des prêts publics gratuits ou peu onéreux. L'aviation est donc subventionnée directement ou indirectement depuis des années, et continue de polluer l'environnement avec la même intensité.

La Suisse, un pays adepte des voyages en train? Malheureusement, non: en moyenne, nous parcourons bien plus de kilomètres en avion, et faisons ainsi abstraction du fait qu'un kilomètre en avion pollue trente fois plus qu'un kilomètre en train. 

Il est temps d'agir

Passagers aériens en Suisse

Millions de passagers aériens

Source: Office fédéral de la statistique

En tant que passagers réguliers des avions, les Suisses doivent assumer une plus grande responsabilité à l'égard du trafic aérien néfaste pour le climat. En plus de l'amélioration de l'efficacité énergétique, des mesures sont nécessaires pour réduire le trafic aérien. Le WWF promeut les objectifs suivant:

  • Afin de diminuer le nombre de vols, il est nécessaire de limiter l'offre par une interdiction prolongée des vols de nuit. 
  • Pour que les vols soient proposés à des prix fixés selon le principe de causalité, les billets d'avion doivent comprendre une taxe sur le climat. Les recettes pourraient par exemple permettre à la Suisse de contribuer au financement climatique international. De tels systèmes d'incitation existent déjà en Allemagne, en Autriche, et en Grande-Bretagne.
  • La taxe sur la valeur ajoutée doit également être payée sur les voyages en avion. 
  • Au niveau international, un accord contraignant doit enfin être conclu pour réglementer les émissions du trafic aérien. L'accord «CORSIA» prévu par l'Organisation de l’aviation civile internationale est insuffisant pour cela: au lieu de réduire les émissions, il ne s'agit que de les compenser. Et seulement dans une moindre mesure: à savoir, la seule croissance des émissions. Nous nous engageons pour un système plus strict afin que la protection du climat dans le secteur de l'aviation ne reste pas lettre morte.

Des alternatives plus respectueuses du climat

Respecter le climat ne peut se faire qu'en renonçant à prendre l'avion. Il existe, notamment pour les vols courts – 80% des vols pris par les passagers suisses sont à destination de l'Europe – des alternatives plus respectueuses du climat et souvent plus rapides, telles que le train ou le bus. L'idéal serait bien entendu d'éviter les voyages. Avec les possibilités actuelles de téléconférences et de vidéoconférences, les déplacements professionnels sont souvent superflus. 

Ce que vous pouvez faire

Pour préserver l'environnement, il est préférable de limiter ou d'éviter les déplacements en avion. Mais il existe aussi un grand nombre d'astuces judicieuses qui vous aideront à organiser votre quotidien d'une manière respectueuse de l'environnement. Découvrez-les dans nos éco-conseils. Ou devenez membre WWF et soutenez efficacement notre travail, afin que nous puissions continuer nos efforts en faveur de la protection du climat. 

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Famille à Bike Tour

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Bonobo mère embrassant son bébé

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